Myriam Dion

Montréal, Papier découpé

Bio

Myriam Dion poursuit présentement ses études à la maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Récipiendaire du prix d’excellence Robert Wolfe (2012) et finaliste du prix du prix Albert-Dumouchel chez ARPIRM (2011), elle a reçu le prix du centre des arts et des fibres du Québec Diagonale (2012). Cette artiste émergente présente activement ses travaux à Montréal ; ses expositions les plus récentes ont eu lieu à la Galerie de l’UQAM -Passage à découvert- (2012), ainsi qu’aux Espaces Jean Brillant -Et autres surprises en boîte- (2012).

Démarche artistique

Mon travail s’élabore à partir d’un processus lent, minutieux et répétitif. J’investis le papier de mon temps et d’un savoir-faire ; je le cisèle, le dissèque, je le recycle. Je m’engage sur la page, je dentelle le temps. Ma démarche est en marge d’une société d’industrialisation, de rendement, de consommation, de vitesse, de technologie, de performance et d’efficacité. J’agis à contre-courant, je prends le temps de prendre mon temps. Mon travail implique une dimension méditative ; en découpant, le temps s’étire, je m’installe dans un espace psychique où j’alimente une obsession pour les motifs et les détails. Je m’attarde au processus, au savoir-faire et à l’investissement. Ma démarche est un refuge, elle est un outil de distanciation face à une société qui m’essouffle. Elle se développe dans un respect pour le « temps perdu » en révélant au passage les rapports que nous – les humains – entretenons avec le temps, souvent esclaves d’un système, d’une société, d’un rythme de vie effarant. Mon travail est un geste politique et un commentaire critique d’une société dans laquelle je cisèle lentement. Je transforme ces journaux en installations éphémères et utilise l’espace public comme un babillard urbain en les greffant à la ville comme des œuvres publiques temporaires. Je les envisage comme des déverrouilleurs de conscience à petite échelle, comme une expérience visuelle qui modifie le parcours quotidien d’un individu et qui l’invite à se déconnecter du va-et-vient incessant de la société qui l’englobe.

Galerie

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